Mare dite de bourg

Ces mares constituaient des sources d’eau dans les villages éloignés des cours d’eau où la construction de puits était coûteuse.

Elles avaient alors un usage domestique (lavage du linge,…) ou artisanal (vannerie, traitement du lin…).

Leur usage a peu à peu disparu avec le réseau d’adduction d’eau. Délaissées, parfois comblées, elles ont longtemps été considérées comme des contraintes. Même si elles gardent une valeur culturelle et font partie du patrimoine communal au même titre qu’un calvaire ou un mail.

Leur accessibilité et leur aménagement conditionnent fortement la place qu’elles jouent aujourd’hui dans le village. Elles peuvent ainsi, aussi bien être considérées comme des atouts que comme des contraintes.


Belloy (60)
Photo CAUE 60

Amy (60)
Photo CAUE 60

Maisoncelle Saint Pierre (60) 

Senantes (60)
Photo CAUE 60

 

Les plus :

Ces mares s’avèrent très utiles dans la gestion des eaux de pluie. Dans certains cas, elles peuvent permettre l’économie d’ouvrages hydrauliques coûteux. Il sera néanmoins nécessaire de les intégrer dans un plan général de gestion des eaux, ce qui permettra de les dimensionner et de les situer par rapport aux écoulements (points bas).
De plus ces ouvrages ont généralement des qualités esthétiques indéniables. Leur situation au centre du village met en valeur les bâtiments environnants.

 

Les moins :

Attention à ne pas trop intervenir sur la mare au risque de faire disparaître une partie de la faune, faute d’habitat. Ces mares peuvent aussi être victimes de pollutions, liées aux habitations ou d’eau ayant ruisselée sur la chaussée.