Alimentation en eau

Bilan hydrique de la mare

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Les différentes sources d’alimentation

Prélèvement dans un cours d’eau

Ce type d’alimentation est dépendant du lieu d’implantation de la mare. Cette solution est soumise à déclaration ou à autorisation suivant l’importance du prélèvement : à déclaration pour un prélèvement inférieur à 5% du débit d’étiage et à autorisation pour un prélèvement supérieur. Les services compétents dans ce domaine étant la DDEA (Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture)

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Affleurement de la nappe phréatique

Il s’agit d’un des cas idéal (avec le point bas) dans le sens où l’approvisionnement en eau se fait naturellement. Cela nécessite bien sûr un emplacement favorable. Si la nappe phréatique assure ainsi une certaine régulation de l’arrivée d’eau, la mare connaîtra tout de même des fluctuations du niveau d’eau, notamment lors de périodes de sécheresse.

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Récupération des eaux pluviales de toit

Il s’agit d’un des moyens les plus faciles à mettre en place lorsqu’on ne dispose pas de moyens naturels permettant d’alimenter le bassin. L’eau est généralement dépourvue de polluants, ce qui permettra de pouvoir l’utiliser pour l’arrosage notamment.

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Alimentation par l’eau de ville

Le coût de cette dernière implique des mares de petites tailles. De plus le chlore contenu dans l’eau de ville, même s’il n’est présent qu’en petite quantité, peut perturber l’équilibre de la mare. Nous nous en rendons rapidement compte, l’eau de ville n’a donc pas vocation à être la source principale d’alimentation pour la mare. Elle pourra néanmoins être utilisée de façon très ponctuelle, pour limiter les effets néfastes d’un assèchement trop important par exemple.

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Ruissellement vers un point bas

Il s’agit d’un des cas idéal (avec l’affleurement de la nappe) dans le sens où l’approvisionnement en eau se fait naturellement. Les eaux de ruissellement s’avèrent cependant plus sensibles à la pollution. Il sera donc important de prendre certaines précautions. Dans le cas d’une mare en secteur agricole par exemple, outre le fait de ne pas effectuer d’apports d’engrais ou de traitements phytosanitaires trop proches des mares, il convient de laisser une bande enherbée qui jouera le rôle de filtre.

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Mare en tant qu’ouvrage hydraulique

La mare est reliée à un réseau de collecte et de régulation des eaux de pluie. Il s’agit des mares type bassin d’orage. Les eaux recueillies peuvent être polluées, notamment si elles proviennent du réseau routier. Si l’on souhaite voir se développer une flore et une faune diversifiées, il est alors nécessaire d’installer des ouvrages de décantation ou des barrages pour les huiles.

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L’alimentation en eau, à mettre en relation avec le dimensionnement de la mare

Suivant la météo et les saisons, l’approvisionnement en eau connaîtra des fluctuations, faisant connaître à la mare des périodes d’inondation et des périodes de sécheresse. Il convient donc d’accorder la capacité de la mare avec le volume d’eau à collecter. Une mare trop petite sera trop dépendante des conditions environnementales (évapotranspiration, variation de température) et ne remplira pas sa fonction de stockage et/ou de régulation des eaux de pluie. Une mare trop grande risque de connaître des périodes d’assèchement prolongé, avec une perte de son identité de milieu humide en ne permettant pas l’installation de plantes aquatiques. Cependant les variations du niveau de la mare (étiage) ne doivent pas nécessairement être compensées. Ni trop brutales, ni trop extrêmes, elles participeront avantageusement à la diversification végétale.

 

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