Zones inondables

 

Les zones inondables sont le cœur d’un dilemme.

D’un côté, nous avons besoin de terrain à bâtir. De l’autre, nous voulons vivre en sécurité. La pression foncière est forte et beaucoup sont tentés d’oublier les risques d’inondation, qu’ils croient (ou veulent croire) si lointains. C’est le problème de la « mémoire du risque ». Une crue centennale, on est tenté de se dire qu’il y a des chances pour que ça n’arrive pas avant cent ans ! Oui, effectivement, mais il y a aussi des chances pour que ça arrive l’hiver prochain. Les crues centennales ont 1% de chance chaque année de se produire. Il faut en être conscient, il faut en tenir compte. Tout projet en zone inondable doit faire l’objet de la plus grande prudence.

Cette partie est étroitement liée à la notion de risque. Il convient donc de le définir : le risque, c’est que l’aléa se produise là où il y a des enjeux. Les enjeux, ce sont les vies humaines et les biens matériels. L’aléa, c’est le fait qu’un événement se produise, celui qui nous préoccupe ici étant la montée des eaux (par débordement d’un cours d’eau, par ruissellement ou par remontée de nappe comme dans la Somme en 2001).

Le fait que l’eau monte quelque part où il n’y a ni présence humaine ni installation matérielle ne représente pas légalement un risque car le risque est défini par rapport à l’homme.

 

PPRIBeauvais

Extrait du PPRI Thérain Aval à Beauvais.
Source : DDE de l’Oise.