Techniques de gestion des eaux pluviales

 

La problématique de base en gestion des eaux pluviales est constituée de deux choses :

 

le ruissellement, lié à l’imperméabilisation, intense en milieu urbain. L’eau se charge de pollution au contact des surfaces imperméables essentiellement, mais aussi de l’air (plus pollué dans les zones industrielles) : hydrocarbures, gomme de pneus, métaux lourds… et va porter cette charge polluante soit vers le milieu naturel, soit vers le réseau d’assainissement.
la taille croissante des agglomérations engendre des besoins croissants en réseaux d’assainissement. Les canalisations des centres villes sont anciennes et, bien que largement dimensionnées à l’origine, leurs capacités, comme celles des stations d’épuration, sont limitées par rapport à la demande et aux nouvelles zones urbaines.

 

Dans le cas des réseaux unitaires (eaux usées et eaux pluviales évacuées dans les mêmes tuyaux), les quantités d’eau à gérer sont variables en fonction des intempéries. Les réseaux et les stations d’épurations ne sont pas forcément capables de traiter toute l’eau lors d’un orage. Par conséquent, une partie de l’eau, avec la charge polluante qu’elle contient, n’arrive pas (ou pas tout de suite) jusqu’à la station.

Il se peut que les canalisations soient saturées et débordent. Il se peut aussi que juste avant la station d’épuration se trouve un déversoir d’orage. Ce déversoir envoie à la station ce qu’elle est capable de traiter, et le reste dans un bassin de stockage temporaire (mais pas toujours…).


Cuve de récupération d’eau de pluie.
Source : Sotralentz.

Les techniques alternatives, aussi appelées techniques compensatoires, ne sont pas forcément nouvelles. Par exemple, les mares sont plus qu’anciennes. Mais le courant hygiéniste et le tout-à-l’égout ont longtemps prédominé et c’est seulement depuis une vingtaine d’années que des techniques alternatives commencent (ou recommencent) à être utilisées. Elles consistent à retarder et/ou à infiltrer l’eau plutôt que de l’évacuer vite et loin.